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 Le magicien vagabond

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Kichigai Tensai
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MessageSujet: Le magicien vagabond   Mer 30 Juil - 13:58

Mon nom est Kichigai Tensai. J'ai vingt-et-un ans et je suis magicien.

 En me voyant, vous vous êtes sans doute demandé : "Qu'est-ce que qu'un jeune homme tel que lui fait dans une auberge telle que celle-ci, à ignorer la bagarre qui se déroule dans son dos ?". À vrai dire, moi-même, je ne saurais le dire. Je cherchais juste un lieu où me restaurer et me reposer.
 Les quelques personnes qui me connaissent bien savent que ce n'est pas du tout mon genre de venir dans les lieux ouverts à la société. Au contraire, je préfère les éviter. Mais vous comprendrez que lorsque vous n'avez pas beaucoup d'argent et que vous cherchez un lieu pour vous reposer, vous n'avez pas beaucoup d'autres choix que d'aller dans une auberge. Ou de dormir dehors. Mais je tiens à la vie, il s'agit peut-être de la seule chose qu'il me reste.

 Ma maison a brûlé, mes parents ont disparu et je n'ai pas d'autre argent que mes économies.
 Enfin, je dis que mes parents ont disparu, mais je pense plutôt qu'ils ont été enlevés. Par une mafia. Laquelle ? Je l'ignore. C'est tout juste si je me souviens d'avoir vu leurs hommes, vêtus de longs manteaux noirs avec un tricorne de cuir rouge sur la tête et une broche en forme de tulipe rouge à la poitrine.
 
 Je cherche à rejoindre une guilde de magiciens. Un guilde suffisamment bien informée pour que je puisse retrouver cette mafia et libérer mes parents. Le reste m'importe peu.

 Bien, je pense qu'il est temps pour moi de partir. Mon verre vide me regarde avec un drôle d'air. Esquivant un tabouret volant qui tentait de m'agresser, je me lève et me dirige discrètement vers le comptoir. J'y vois le barman, essuyant tranquillement ses verres. Peut-être est-il habitué aux bagarres ?
 Je paye la note du repas et de la chambre, puis je tente une sortie discrète. Alors que je suis proche de la porte de sortie, un poivrot maladroit tente de me sauter dessus pour me plaquer au sol. Je n'ai même pas besoin de me retourner pour s'avoir où il est, tellement il est bruyant. Faisant un pas de côté et évitant une chaise brisée sur le sol, je le laisse tomber lourdement sur le sol puis reprends mon chemin. La violence face à de telles personnes est inutile. D'ailleurs, je trouve que la violence est inutile en général. Je la garde pour les cas de nécessité.

 Mes seuls bagages sont ma pochette de cuir, contenant un grimoire, une plume et une fiole d'encre à moitié vide ainsi qu'une outre pleine, et mon bâton.
 Mon fidèle bâton qui ne m'a pas quitté depuis mon départ de ma maison. Il appartenait à mon arrière-grand-père, autrefois. Mon grand-père l'a légué à mon père qui me l'a transmis à son tour le jour de mes dix-huit ans. Il m'a sauvé de nombreuses fois. C'est un long bâton en bois de sorbier, de à peu près un mètre soixante-quatorze. L'écorce a été taillée pour former un genre de manche sur le haut. C'est là que je le tiens, d'ailleurs.

 Une fois sorti de cette auberge miteuse, je remarque deux détails : premièrement, il a cessé de pleuvoir. C'est agréable, ça doit faire une semaine qu'il pleut sans cesse. Je pense que les salades ont été assez nourries comme ça. Mon visage est éclairé par un rayon de soleil réchauffant.
 Deuxième détail : l'odeur est nettement plus supportable à l'extérieur.

 Mais il est temps pour moi de reprendre mon chemin. Si je me souviens bien, le siège de Sabertooth est situé quelque part derrière la ville, non loin des montagnes. Il faudra que je reste prudent, les bandits sont monnaie courante dans ces régions.

 Je me dirige vers les portes de la ville. La matinée est déjà très avancée, et les marchands ont eu tout leur temps pour s'installer dans les rues de Crocus, la Cité Qui Fleurit.
 Ignorant les cris des marchands et des camelots, je me dirige vers la porte nord de la ville. Après avoir dépassé les gardes de faction et avoir quitté l'enceinte protectrice des murs, je me retourne une dernière fois pour contempler cette ville magnifique.

 Je me mets ensuite en route. Un panneau indique "Sabertooth : 2km". Ce n'est pas trop loin.

 Après une demi-heure de parcours, je décide de m'arrêter au bord d'un petit ruisseau pour me désaltérer. Un homme est déjà présent, sur la rive, lui-même en train de boire. Je décide de rester à quelques mètre en arrière, pour ne pas le déranger.

 Soudain, je sens quelqu'un serrer ma taille et une lame se glisse sous ma gorge.
 "Ne fais pas un geste si tu tiens à la vie. Laisse-nous inspecter ton sac puis nous te laisserons partir."

Instantanément, je me mets à réfléchir.
Il a dit "Nous" : il n'est donc pas le seul. Il semble clair que l'homme qui s'abreuve fait partie de la bande, sinon il aurait été attaqué lui aussi. Ce qui en fait deux. Mais puisqu'un autre homme peut m'agresser à tout moment, cela signifie qu'ils sont au moins trois. L'haleine alcoolisée de cet homme m'indique qu'il aime boire, et qu'il l'a fait récemment. Ses reflexes en seront diminués. En estimant que l'homme en train de boire mettra cinq secondes à revenir et que le troisième homme est dissimulé et probablement capable d'attaquer à distance, cela signifie que je devrai me défendre... Je dois avant tout me libérer de cette dague... Plan A comme Amical.

"Vous savez, je n'ai plus la moindre pièce de monnaie sur moi, dis-je doucement au brigand. Tout ce que ma sacoche contient c'est un grimoire, une plume, de l'encre et une outre que je comptais remplir au ruisseau."
Je sens la pression du poignard diminuer. Le voleur a visiblement été perturbé par le fait que je lui dise calmement ce que j'ai dans mon sac.
"Je... On vous connait bien, vous, les voyageurs : vous dites que vous n'avez rien sur vous alors que vous avez une belle bourse à votre ceinture. Trève de bavardages et faites couler les richesses."

 Bon... On dirait que ça n'a pas marché...
 Plan B.

 "Jūfuku" (Traduction : "Dédoublement")
 Un deuxième moi apparaît à côté du maladrin. Il s'agit en réalité d'un reflet créé par trois miroirs.
 D'instinct, le voleur retire sa lame de ma gorge et donne un coup en direction des miroirs qui tombent en morceaux, coupant au passage le bras découvert du pillard. Profitant de la surprise de mon assaillant, je fais virevolter mon bâton et assène un coup sur la nuque de l'opportun, l'assommant proprement.

J'entends des bruits de pas dans l'herbe. Probablement l'homme qui buvait.
Je me retourne juste à temps pour voir venir un poignard en direction de mon visage. Par instinct, je dresse mon bâton devant moi et tente d'esquiver.

Le poignard heurte mon bâton, glisse dessus et se dirige vers mes côtes... Je n'ai pas le temps de l'éviter, cette fois.
La lame rentre dans mon côté et en ressors presque aussitôt. La douleur arrive à mon cerveau en moins d'une seconde. Mon genou gauche lâche et je tombe douloureusement à terre, la tête en plein sur le chemin de cailloux. Je vois l'homme s'approcher de moi, son poignard à la main. Il porte des bottes de cuir marron, un pantalon en toile, une veste verte sur une chemise marron et une longue cape marron. Il a un visage allongé, des longs cheveux châtains, une barba naissante et une balafre sur l'oeil gauche. Il me regarde de son oeil disponible avec un regard partagé entre le dégoût et la pitié.
 "Les bourges n'ont rien à faire sur les sentiers de bandits tels que celui-ci. Je suppose que tu es un mago qui tente de rejoindre Sabertooth. Ils ont dû pourtant t'avertir, à Crocus, qu'il existait un chemin plus sûr pour t'y rendre ?"

Je garde le silence.

 "On dirait que non."

J'entends des bruits de bottes derrière moi. Un troisième homme. Puis un quatrième. Un cinquième. Ils étaient donc cinq ?! Je n'aurais eu aucune chance, même en utilisant ma magie.

 "Nous allons te laisser repartir. Si tu arrives à entrer à Sabertooth, alors rends-moi un petit service : va dire au vieux Denver que nous n'avons pas oubliée sa dette. Adieu, jeune mago."

Toutes les bottes disparaissent en même temps. Le chemin est redevenu désert.
Avec difficulté, je me relève. Je sens un éclair de douleur à mon côté droit : la blessure du voleur se refait savoir. Je m'appuie sur mon bâton pour ne pas tomber à terre et je reprends mon chemin, lentement.

 Une bonne demi-heure plus tard, j'arrive au pied de la tour de Sabertooth. C'est un édifice imposant composé de plusieurs bâtiments et avec une statue de tigre à dents de sabre à son sommet. Il va tout de même me falloir grimper quelques marches pour entrer.
 Je pose mon pied sur la première, immédiatement je suis immobilisé par la douleur. Je manque de m'évanouir, tellement c'est fort. Mais je ne vais pas tomber maintenant, pas si près du but...
 Les ténèbres remplissent mes yeux et le monde sombre autour de moi...


 J'ouvre les yeux. Je les referme immédiatement, ébloui par la lumière.
 Où suis-je ?

 Je sens quelque chose de trempé posé sur mon front. Un drap est posé sur moi et des bandages entourent mon torse. On m'a soigné ?
 Je tente de rouvrir les yeux. Peu à peu, m'habituant à la lumière, je vois de moins en moins flou.
 Je suis dans une chambre. Enfin, pas exactement... Les murs sont faits de draps. J'entends des personnes parler. Des hommes et des femmes. Quel est cet endroit ? Une infirmerie ?

 Je tente de me redresser, mais ma blessure m'en empêche. Avec un effort, j'arrive à me mettre assis dans le lit blanc.
 Un drap sur le côté se soulève et une infirmière entre. Une jeune femme qui doit avoir mon âge, ou un peu moins. Quand elle s'aperçoit que je suis éveillé, elle me regarde avec un sourire puis s'approche de moi pour reprendre le linge.
 "Où suis-je ? dis-je faiblement."
 "Dans la tour de Sabertooth, me répond-elle." Elle a une voix douce, reposante.
 Ses longs cheveux soyeux flottant sur un léger courant d'air.
 "Nous vous avons trouvé en bas des escaliers, évanoui. Vous avez de la chance que nous soyions arrivés, votre blessure est très grave, une minute de plus et vous n'étiez plus de ce monde. Vous être resté inconscient trois jours."

 Trois jours ?! Je sursaute dans mon lit et je retombe instantanément en arrière : on dirait que je ne suis pas encore totalement guéri...
 "Vous devriez éviter de vous surmener. C'est une profonde hémorragie que vous avez eue." Sa voix est rassurante. Je me calme aussitôt.
 "Où sont mes vêtements ?"
 "Nous les avons nettoyés. Mais votre chemise ne peut pas être reprise. Quant à votre sacoche et à votre bâton, ils sont par terre juste à côté de votre lit."
 Je me penche et je vois effectivement le bâton et la sacoche au pied de mon lit. Je suis rassuré.

 L'infirmière sort puis revient quelques instants plus tard avec mes vêtements.
 "Voici vos vêtements, dit-elle. Comme votre chemise ne pouvait être reprise, je l'ai réparée par magie." Elle rougit légèrement en disant ça.
 Puis elle ressort, me laissant seul.

 Lentement, je me lève et je sors du lit puis je m'habille. Au parfum qui s'élève de mes vêtements, je comprends qu'ils ont été nettoyés.
 Je reprends mon bâton et ma sacoche puis je sors de la chambre.

 Je fais face à un mur. Qui m'as surpris. Je me dirige sur ma droite et là, je vois l'endroit où je suis en entier.
 La grande salle dans laquelle je suis doit faire cinq bons mètres de haut. Elle est très éclairée, à cause des hautes fenêtres qui font rentrer la lumière du jour. La salle est presque déserte. Je devais être le seul malade présent. Je me dirige vers la grande porte de sortie.

 Alors que j'ai à peine franchi la porte, je suis interpelé par une jeune femme.
"Jeune homme ? Je peux vous parler, s'il vous plaît ?"
 Elle n'est pas très grande, légèrement plus petite que moi, elle doit avoir dans les vingt-cinq ans et me regarde d'un air à la fois strict et aimable. Elle a des longs cheveux verts et son regard bleu électrique me fige sur place. Probablement une mage de la guilde.
"Oui, bien sûr." lui réponds-je.

 Elle se met en marche, d'un pas ample et rapide. Je dois presque courir pour arriver à la suite alors que d'habitude, c'est moi qui vais trop vite.
 Après deux minutes à nous promener dans la tour, nous arrivons devant une grande porte en bois de chêne sur laquelle un panneau d'acier et d'or indique "Bureau du Maître".

 Stupéfait, je me rends compte que je suis en train de suivre la Maître de la guilde de Sabertooth, alors que je l'avais prise pour une simple mage...
 Nous entrons dans son bureau. Elle ferme la porte puis se dirige vers une grande table circulaire recouverte de symboles complexes. Elle se pose au bord de la table, puis après avoir croisé les bras, me regarde fixement.
"Un jeune homme tel que vous ne devrait pas se balader seul sur les sentiers forestiers où règnent les bandits. Qu'êtes-vous venu faire ici ?" me demande-t-elle.

 Après avoir respiré un grand coup, je lui raconte mon histoire. Je lui dis qui je suis, pourquoi je suis venu jusqu'ici et tout le chemin que j'ai parcouru pour en arriver là. Durant tout le temps où je parlais, elle ne disait rien, hochant la tête de temps à autres pour m'encourager à continuer.

Une fois mon récit terminé, elle me pose encore deux, trois questions. J'y réponds honnêtement, n'ayant rien à cacher.
Quelques instants plus tard, je ressors du bureau, seul.

Mon nom est Kichigai Tensai. J'ai vingt-et-un ans, je suis magicien et je fais partie de la guilde de mages de Sabertooth.

 Nom : Kichigai
 Prénom : Tensai
 Âge : 21 ans.

 Rang : E
 Groupe : Sabertooth

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Dernière édition par Kichigai Tensai le Sam 2 Aoû - 11:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le magicien vagabond   Mar 5 Aoû - 20:31

Pour être noté, il fait faire comme tout le monde: on poste un message sur sa fiche de notation pour être noté! ^^

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MessageSujet: Re: Le magicien vagabond   Mar 12 Aoû - 14:53

 D'accord, merci !

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MessageSujet: Re: Le magicien vagabond   

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